Le débat sur la transition énergétique

La transition énergétique, qu'est-ce que c'est ?   La transition ...

 

Clé 6 : Ventilation double flux avec récupération de chaleur

La ventilation double flux avec récupération de chaleur séduit par les économies de chauffage qu’elle entraîne (jusqu’à 30 %) mais aussi par sa contribution au confort et à la qualité de l’air intérieur. Un investissement 100 % gagnant.
La ventilation d’un logement est impérative pour maintenir une ambiance saine. Elle a pour fonction d’évacuer la vapeur d’eau et l’air pollué ou vicié par les occupants, la cuisine, les appareils sanitaires et ménagers afin d’éviter condensation, odeurs et dégradations. Or, en hiver, lorsque la température est basse, le réchauffement de l’air froid entrant dans le logement représente une part très importante des besoins de chauffage.

La ventilation générale et permanente des logements est d’ailleurs une obligation légale pour tous les logements postérieurs à 1982. L’installation et l’utilisation d’une VMC, ventilation mécanique contrôlée, est le moyen le plus sûr de s’y conformer. Les techniques de ventilation sont aujourd’hui bien maîtrisées.

  • VMC simple flux
    L’air frais venant de l’extérieur traverse d’abord les pièces de séjour et les chambres puis est évacué des pièces de service (cuisine, salle d’eau, WC) grâce à un groupe d’extraction comportant un ventilateur. Ce dispositif est à éviter car il ne permet absolument pas de contrôler les pertes d’énergie et ne permet donc pas d’atteindre les performances de la basse consommation.

  • VMC simple flux hygroréglable
    Le débit d’air varie en fonction de l’humidité ambiante : l’évacuation est plus forte lorsque l’air est très humide. Lorsque l’air est peu humide, la ventilation est ralentie et on évite de rejeter trop d’air chaud à l’extérieur. Ce système permet une petite économie par rapport à la VMC simple flux.

  • VMC double flux avec récupération d’énergie
    Dans une maison « basse énergie », la ventilation mécanique est nécessairement à double flux : l’air ne pénètre pas par des entrées d’air dans les fenêtres, mais par un conduit central qui le distribue ensuite dans les pièces principales. Un échangeur de chaleur situé généralement dans les combles permet à l’air sortant de céder sa chaleur à l’air entrant qui est préchauffé sans mélange des deux flux d’air.
    Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple flux mais permet des économies de chauffage importantes (jusqu’à 30 %) en récupérant jusqu’à 70 % (90 % dans les systèmes haute performance maintenant sur le marché) de l’énergie contenue dans l’air vicié extrait et en profitant de la chaleur dégagée par la cuisson ou la toilette. L’installation peut aussi être raccordée à un puits canadien. Bien sûr, les hautes performances de ces systèmes ne sont possibles qu’à condition d’avoir éliminé les fuites d’air au préalable (voir clé n°5).

Caractéristiques minimales à mettre en œuvre selon le niveau de consommation souhaité
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Le saviez-vous ?

La qualité des ventilations double flux peut être variable : il faut choisir un produit présentant une efficacité de récupération de l’échangeur de plus de 80 % avec des moteurs à faible consommation d’énergie (à courant continu).


Le puits canadien, c’est quoi ?

Le puits canadien appelé aussi puits climatique ou puits provençal constitue un système de ventilation qui tempère l’air neuf entrant dans la maison.
L’air neuf, aspiré à l’extérieur, circule dans un tube d’une vingtaine de mètres de long, enfoui à plus d’un mètre de profondeur dans le sol où la température est assez constante toute l’année. Il s’y rafraîchit en été, s’y réchauffe en hiver. Il est ensuite pulsé à l’intérieur.
Attention ! Ce dispositif, simple dans son principe, est délicat à mettre en œuvre. Mal dimensionné, il est inefficace d’un point de vue thermique. Si le puits n’est pas parfaitement réalisé, la vapeur d’eau s’y condense et des moisissures peuvent s’y développer, contaminant l’air pulsé dans la maison.