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FAQ - Bois
Se chauffer au bois, ça ne détruit pas les forêts ?
Non, les forêts alsaciennes sont très denses et continuent de s’étendre. Le chauffage au bois n’utilise que des bois qui ne trouvent pas d’usages nobles (bois d’oeuvre, papeterie...) et dont il existe de grandes quantités disponibles chaque année.
Une chaudière bois, c’est polluant ?
Les matériels modernes (poêles, inserts, chaudières) sont performants. Ils atteignent de très hauts niveaux de combustion, ce qui limite considérablement les émissions de polluants. Il faut choisir un matériel labellisé “flamme verte”, au minimum, ou plus performant. De plus, brûler du bois ne contribue pas à renforcer l’effet de serre car les arbres absorbent pendant leur croissance la même quantité de CO2 que celle dégagée lors de leur combustion ou de leur décomposition naturelle.
Je ne suis pas régulièrement chez moi, je ne peux donc pas me chauffer au bois ?
Si, les chaudières ou poêles à alimentation automatique en plaquettes ou granulés de bois disposent d’une alimentation, d’une combustion et de l’évacuation des cendres entièrement automatisées, même en votre absence. Ils peuvent ainsi assurer 100 % de vos besoins de chauffage et d’eau chaude.
Le bois est une source d’énergie renouvelable ?
Le bois est une énergie renouvelable car la forêt se reconstitue, sur une durée allant de 5 à 200 ans, essentiellement à partir de graines produites par les arbres et grâce à la bonne gestion des forestiers.
Cette ressource énergétique se renouvelle environ un million de fois plus vite que les énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole. Si sa gestion est raisonnable, on peut en même temps assurer le renouvellement de la forêt et satisfaire le besoin des hommes : chaque année, en France, la récolte annuelle de bois (52 millions de m3 en 2003) est inférieure à la production biologique de la forêt (125 millions de m3).
En pérennisant cette gestion raisonnée, il est tout à fait logique de considérer le bois comme une source d’énergie renouvelable.
En se chauffant au bois, on émet beaucoup moins de CO2 ?
Vrai, sur l’ensemble de son cycle de vie (du bois en forêt à la génération de cendres et à la distribution de chaleur utile), le bois-énergie possède des avantages environnementaux et énergétiques indéniables en termes d’émission de CO2 et d’utilisation d’énergies non renouvelables nécessaire à la production du combustible, à son transport, …).
Le bilan de la combustion du bois en elle-même est sans conséquence sur les émissions nationales de CO2. Lors de sa combustion ou en fin de vie lors de sa décomposition, le bois rejette dans l’atmosphère du CO2, durant leur croissance, les arbres utilisent le CO2 et le transforment en bois (matière ligneuse). Ainsi le CO2 émis par la combustion du bois ne contribue pas à l’augmentation de l’effet de serre mais il faut tenir compte des autres étapes de production du combustible et de fonctionnement de la chaudière.
Une analyse du cycle de vie du combustible bois montre que les étapes consommatrices d'énergie ou émettrices de gaz à effet de serre sont le broyage et le déchiquetage des combustibles. Cette consommation d’énergie est faible par rapport à l’énergie produite (de 6% pour produire des plaquettes à 15 % pour la production de granulés).
Brûler du bois, c’est polluant ?
Dans le cas des cheminées classiques, dites cheminées ouvertes, mais aussi avec les poêles, inserts et foyers fermés antérieurs à 2000, c’est vrai. Il faut garder à l’esprit que le bois reste une source d'énergie brute, composée d'éléments complexes non raffinés (présence d’éléments divers sous forme de traces : métaux, chlore…). Un niveau élevé d’émissions polluantes (poussières et imbrûlés gazeux) est donc le signe d’une combustion mal maîtrisée liée à l’utilisation :
- de bois impropre à la combustion (humide, sale),
- d’un appareil peu performant ou vétuste.
Mais la pollution engendrée par la combustion du bois s’estompe au fur et à mesure que la qualité des équipements utilisés progresse, en particulier si l’on utilise des appareils récents (après 2000) labellisés « Flamme verte».
L’utilisation d’un bois propre et sec (humidité < 20%), suivant les critères de la marque « NF Bois de chauffage» permettent également de limiter les pollutions.
A l’horizon 2020, les réductions des quantités de polluants émises par la filière bois-énergie seront très fortes si la politique de modernisation du parc domestique et de réduction de consommation d’énergie des logements se poursuit.
- - 30 % sur les émissions de métaux,
- - 38 % sur les dioxines,
- - 58 % sur les poussières,
- - 84 % pour les composés organiques volatiles (COV)
- - 89 % pour les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).
Le bois-énergie, ce sont les bûches que l’on met dans la cheminée ?
VRAI et FAUX : pour le chauffage au bois en maison individuelle, la bûche représente aujourd’hui 99% du bois combustible. Mais, le bois est également utilisé sous d’autres formes :
- - les plaquettes forestières : bois déchiqueté directement issu de l’exploitation forestière ou bocagère.
- - les granulés, produits à partir des sous-produits de l’industrie du bois (sciures compressées).
Avantages et inconvénients des 3 formes de bois combustible :
- La bûche est la forme de bois combustible la plus disponible et la plus simple à « produire ». Les équipements qui l’utilisent sont largement diffusés. Toutefois, l’alimentation manuelle est plus contraignante et la combustion a longtemps été moyenne voire médiocre. L’utilisation de bois de bonne qualité et d’appareils performants permet désormais une combustion plus lente et plus efficace.
- Les plaquettes forestières sont de plus en plus simples à mobiliser sur l’ensemble du territoire. Leur combustion est bonne et elles sont utilisables dans des chaudières à alimentation automatique avec une autonomie de plusieurs jours.
- Les granulés sont utilisables dans les appareils indépendants et les chaudières automatiques avec une autonomie de plusieurs jours. Leur combustion est très bonne. L’inconvénient de ce combustible réside dans la relative difficulté d’approvisionnement sur l’ensemble du territoire car sa production, à base de sciure compressée, est en concurrence avec l’industrie de la trituration.
Le bois ce n’est pas une énergie efficace, c’est juste pour le plaisir ?
VRAI pour les cheminées classiques dites « foyers ouverts ». On se réfère dans ce cas aux cheminées classiques dont le rendement énergétique est très faible c’est-à-dire inférieur à 10%. Le secteur domestique est en effet caractérisé depuis de nombreuses années par un parc d’appareils peu performants et des pratiques parfois non favorables à une bonne combustion (bois humide). Compte tenu de ce rendement médiocre, les cheminées ouvertes ne sont pas considérées comme des appareils de chauffage.
FAUX pour les foyers fermés, les inserts, les poêles et les chaudières en particulier quand ils sont labellisés «Flamme verte» . Accroître le rendement énergétique de son appareil de chauffage de 50 à 70% permet de réaliser une économie de 30% de bois soit 30% de polluants en moins, 30% de manipulation en moins et 30% d’économie financière dans un contexte où le prix du bois augmente aussi.
Le bois utilisé n’est pas forcément de bonne qualité ?
60% du bois de chauffage consommé en France correspond à une autoconsommation ou provient d’un approvisionnement en dehors des circuits commerciaux. Dans ce contexte, le particulier achète souvent le stère le moins cher sans être informé ni de la quantité d'énergie réellement disponible ni des bonnes conditions d'emploi, en particulier celles liées à l'humidité. En exigeant de son fournisseur du bois de chauffage sec ou en achetant un produit portant la marque Alsace bois-bûche, le consommateur est informé sur les propriétés du biocombustible au travers d'une étiquette qui reprend les caractéristiques certifiées : classe d'humidité (sec et à stocker), quantité énergétique livrée, groupe d'essence.
On peut s’en servir en ville ?
L’usage du bois énergie n’est interdit dans aucune commune si l’on respecte les normes de sécurité à la pose et l’entretien. Le chauffage au bois est surtout présent en maison individuelle (97%). On constate qu’il est très utilisé dans les zones périurbaines mais qu’il est loin d’être complètement délaissé en ville.

