FAQ

L’usage du bois énergie n’est interdit dans aucune commune si l’on respecte les normes de sécurité à la pose et l’entretien. Le chauffage au bois est surtout présent en maison individuelle (97%). On constate qu’il est très utilisé dans les zones périurbaines mais qu’il est loin d’être complètement délaissé en ville.

60% du bois de chauffage consommé en France correspond à une autoconsommation ou provient d’un approvisionnement en dehors des circuits commerciaux. Dans ce contexte, le particulier achète souvent le stère le moins cher sans être informé ni de la quantité d'énergie réellement disponible ni des bonnes conditions d'emploi, en particulier celles liées à l'humidité. En exigeant de son fournisseur du bois de chauffage sec ou en achetant un produit portant la marque Alsace bois-bûche, le consommateur est informé sur les propriétés du biocombustible au travers d'une étiquette qui reprend les caractéristiques certifiées : classe d'humidité (sec et à stocker), quantité énergétique livrée, groupe d'essence. Retrouver toutes les informations sur la page suivante.

C'est vrai pour les cheminées classiques dites « foyers ouverts ». On se réfère dans ce cas aux cheminées classiques dont le rendement énergétique est très faible c’est-à-dire inférieur à 10%. Compte tenu de ce rendement médiocre, les cheminées ouvertes ne sont pas considérées comme des appareils de chauffage. En revanche ce n'est pas le cas des foyers fermés, des inserts, poêles et chaudières quand ils sont labellisés «Flamme verte».

Vrai, sur l’ensemble de son cycle de vie. Lors de sa combustion ou en fin de vie lors de sa décomposition, le bois rejette dans l’atmosphère du CO2, durant leur croissance, les arbres utilisent le CO2 et le transforment en bois (matière ligneuse). Ainsi le CO2 émis par la combustion du bois ne contribue pas à l’augmentation de l’effet de serre.

Le bois est une énergie renouvelable car la forêt se reconstitue, sur une durée allant de 5 à 200 ans, essentiellement à partir de graines produites par les arbres et grâce à la bonne gestion des forestiers. Cette ressource énergétique se renouvelle environ un million de fois plus vite que les énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole. Si sa gestion est raisonnable, on peut en même temps assurer le renouvellement de la forêt et satisfaire le besoin des hommes : chaque année, en France, la récolte annuelle de bois (52 millions de m3 en 2003) est inférieure à la production biologique de la forêt (125 millions de m3). En pérennisant cette gestion raisonnée, il est tout à fait logique de considérer le bois comme une source d’énergie renouvelable.

Si, les chaudières ou poêles à alimentation automatique en plaquettes ou granulés de bois disposent d’une alimentation, d’une combustion et de l’évacuation des cendres entièrement automatisées, même en votre absence. Ils peuvent ainsi assurer 100 % de vos besoins de chauffage et d’eau chaude.

Les matériels modernes (poêles, inserts, chaudières) sont performants. Ils atteignent de très hauts niveaux de combustion, ce qui limite considérablement les émissions de polluants. Il faut choisir un matériel labellisé “flamme verte”, au minimum, ou plus performant. De plus, brûler du bois ne contribue pas à renforcer l’effet de serre car les arbres absorbent pendant leur croissance la même quantité de CO2 que celle dégagée lors de leur combustion ou de leur décomposition naturelle. L'ASPA a réalisé un étude en 2012 sur la qualité de l'air, chez des particuliers en Alsace se chauffant au bois. Conclusion de l'étude : un équipement de chauffage au bois récent et correctement utilisé n'a pas d'impacts significatifs sur l'air intérieur. D'autres sources (peintures, vernis, stockage d'hydrocarbure par exemple) en auront beaucoup plus. L'étude est disponible ici.

Non, les forêts alsaciennes sont très denses et continuent de s’étendre. Le chauffage au bois n’utilise que des bois qui ne trouvent pas d’usages nobles (bois d’oeuvre, papeterie...) et dont il existe de grandes quantités disponibles chaque année.