Centre de méthanisation Agrivalor à Ribeauvillé

Type de réalisation: 
Biogaz

Descriptif du projet

La méthanisation consiste en la fermentation de matière organique en l’absence d’oxygène. Cette technique conduit à la production d’un mélange gazeux appelé biogaz (principalement du méthane) et d’un digestat. La combustion du méthane, par l’intermédiaire d’un cogénérateur, produit de l’électricité et de la chaleur.

L’installation de RIBEAUVILLE a démarré en décembre 2011, les premiers kWh ont ainsi été produits dès janvier 2012. L’usine est construite sur 2,5 ha de surface. Elle se compose d’un bâtiment abritant le cogénérateur, d’un hall de 700 m2 pour les locaux administratifs, de deux cuves d’une capacité de 4 000 m3 chacune constituant le digesteur et d’une troisième cuve de stockage de 5 500 m3.

Le méthaniseur est alimenté par environ 30 000 tonnes/an de biodéchets dont :

40 % de produits agricoles : 6 000 t de lisiers, 1 000 t de petit lait, 2 à 3 000 t de moûts de raisins, colza, etc.,

des déchets d’abattoirs,

des matières liquides,

des déchets de l’agro-alimentaire (lait de soja, sirop de glucose…),

ainsi que des déchets de restauration, de grandes et moyennes surfaces, de restaurations collectives et d’ensilage.

80 % de ces matières sont directement collectées par le réseau AGRIVALOR.

L’installation de méthanisation produit environ 4 millions de m3 de biogaz par an qui est cogénéré pour produire :

de l’électricité d’une part : 9 800 MWh électriques / an (correspondant aux besoins de 2 860 ménages) et injectée à 100 % au réseau électrique (contrat de 15 ans avec EDF).

de la chaleur d’autre part : 11 640 MWh thermiques / an (correspondant aux besoins d’environ 500 ménages), 37 % sont affectés à l’unité de méthanisation et aux bâtiments de l’exploitation et 63 % alimentent, via un réseau de chaleur, le centre de balnéoludisme du Casino Lucien Barrière à Ribeauvillé (contrat pour une période de 12 ans).

La méthanisation produit également un résidu, appelé le digestat. Sa production est estimée à 24 000 t/an ; source de minéraux, il est épandu sur les terres agricoles avoisinantes mais ne génère aucune recette.

Le projet présente un excellent bilan environnemental, l’installation produisant 5 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme, et permettant ainsi d’éviter le rejet de 5 290 tonnes de CO2/an.